Combien de pharmacies en France

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La France compte 20 242 officines en 2024, dont 615 situées outre mer, d’après les chiffres relayés par Le Moniteur des pharmacies début 2026. Ce total donne un ordre de grandeur fiable, mais la lecture demande une nuance : certaines publications citent aussi une estimation d’environ 20 500 pharmacies en 2025, tandis que les séries changent selon la date d’arrêté, le périmètre retenu et la source statistique utilisée.

Les écarts viennent surtout de la distinction entre métropole et outre mer, du comptage des officines au 1er janvier ou sur l’année, et de la différence entre données de l’Ordre des pharmaciens et de la DREES. Les sections suivantes détaillent le niveau 2024 et 2025, la méthode de calcul, l’évolution sur dix ans, la répartition territoriale et les zones où les fermetures se concentrent, pour aller plus loin.


Combien de pharmacies en France : la réponse courte
20 242
C’est le total des pharmacies d’officine recensées en 2024, avec une baisse continue du réseau sur plusieurs années.

Point de contexte : la métropole compte 19 627 officines, et certaines estimations situent le niveau autour de 20 500 en 2025
À retenir
  • 💡 20 242 officines correspondent au total France observé pour 2024
  • 💡 19 627 officines se situent en métropole, ce qui confirme le passage sous 20 000
  • 💡 200 à 300 fermetures par an expliquent une partie de la baisse récente du réseau
  • 💡 Les sources diffèrent selon la date, le périmètre et la définition retenue des professionnels ou des officines

Combien de pharmacies y a t il en France en 2024 et en 2025 ?

Le chiffre le plus précis disponible pour l’ensemble du territoire fait état de 20 242 pharmacies d’officine en 2024. Cette donnée inclut la métropole et l’outre mer. Elle provient de publications professionnelles qui s’appuient sur les états de la profession arrêtés en début d’année. Une estimation citée dans une question écrite à l’Assemblée nationale publiée le 1er juillet 2025 place ensuite le total autour de 20 500 officines « aujourd’hui ». Cette seconde valeur fonctionne davantage comme un ordre de grandeur institutionnel que comme un arrêté statistique détaillé.

La comparaison doit donc rester prudente. Le niveau 2024 correspond à un comptage précis d’officines, alors que le niveau 2025 relayé dans le débat public peut relever d’une estimation actualisée ou arrondie. Les données sectorielles indiquent aussi 260 fermetures en 2024, ce qui confirme une dynamique de contraction du réseau. Il ressort ainsi que la meilleure réponse courte reste le total 2024, complété par une estimation 2025 à manier avec précaution. Pour aller plus loin, le détail métropole et outre mer aide à comprendre l’écart.

Quel est le nombre de pharmacies en France métropolitaine et outre mer ?

La répartition territoriale distingue 19 627 officines en France métropolitaine et 615 en outre mer pour l’année 2024. L’addition de ces deux blocs donne bien le total national de 20 242. Cette ventilation permet de lire plus finement l’évolution du réseau, car le seuil symbolique des 20 000 a été franchi à la baisse en métropole dès 2023.

Le contraste historique confirme ce mouvement. Au 1er janvier 2019, la France comptait 21 665 officines, dont 699 situées outre mer. Entre 2019 et 2024, le recul atteint donc plus de 1 400 pharmacies à l’échelle nationale. La diminution concerne plusieurs territoires, mais elle ne se distribue pas uniformément. Les zones denses résistent mieux grâce aux regroupements, tandis que certaines zones peu peuplées perdent des points d’accès de proximité. Pour aller plus loin, il faut préciser la manière dont les institutions comptent réellement les pharmacies.

Comment sont comptées les pharmacies par l’Ordre des pharmaciens et la DREES ?

Les chiffres ne décrivent pas toujours le même objet statistique. L’Ordre des pharmaciens suit les professionnels inscrits au tableau et publie un panorama démographique régulier. La DREES, de son côté, exploite notamment le RPPS pour mesurer les pharmaciens en activité. Ces deux approches sont proches, mais elles ne se superposent pas systématiquement. En 2024, l’Ordre recense 75 080 pharmaciens inscrits, alors que la DREES indique 74 600 pharmaciens en activité au 1er janvier 2025.

Cette différence montre qu’un chiffre sur les pharmaciens ne correspond pas automatiquement à un chiffre sur les officines. Une pharmacie d’officine constitue un lieu d’exercice autorisé, tandis qu’un pharmacien peut travailler en officine, à l’hôpital, dans l’industrie ou la distribution. La DREES estime d’ailleurs que 67 % des pharmaciens exercent en officine au 1er janvier 2025. Pour aller plus loin, les deux sous-parties suivantes précisent le périmètre du terme et l’origine des écarts entre sources.

Ce que recouvre le terme pharmacie d’officine

Le terme pharmacie d’officine désigne l’établissement ouvert au public qui dispense les médicaments et assure des gardes. Il ne faut pas le confondre avec les pharmacies à usage intérieur, réservées aux établissements de santé. Le Code de la santé publique encadre l’implantation des officines afin de garantir un accès permanent au public et un service d’urgence. L’ARS intervient dans cette régulation territoriale.

Les règles d’ouverture reposent aussi sur des seuils démographiques. Il faut en principe au moins 2 500 habitants pour ouvrir une pharmacie, avec un seuil porté à 3 500 en Guyane, en Moselle et en Alsace. Une officine supplémentaire peut ensuite être autorisée par tranche de 4 500 habitants. Ces critères expliquent une partie de la carte française des pharmacies. Pour aller plus loin, les variations de date et de source complètent l’analyse.

Pourquoi les chiffres peuvent varier selon les dates et les sources

Un écart peut apparaître sans contradiction de fond. Une source peut compter les officines au 1er janvier, une autre sur l’ensemble d’une année civile, et une autre encore publier une estimation arrondie. Les séries sectorielles mentionnent par exemple 20 142 officines en 2022, puis 20 242 en 2024, tandis que certaines communications politiques citent environ 20 500 en 2025. Le niveau affiché dépend donc du point d’observation.

Le même phénomène existe pour les pharmaciens. L’Ordre comptait 74 039 inscrits au 1er janvier 2022, puis 75 080 en 2024, alors que la DREES publie 73 381 pour 2023 et 74 600 pour 2025. La différence tient aux méthodes de consolidation, aux radiations, aux doubles situations d’exercice et au choix du périmètre. Pour aller plus loin, la tendance longue du nombre d’officines reste l’indicateur le plus stable.

Évolution du nombre de pharmacies en France sur les dernières années

La tendance générale va à la baisse. Les sources convergent vers une perte d’environ 10 % du réseau officinal sur dix ans. Le mouvement ne date donc pas de 2024. Il s’inscrit dans une transformation plus longue, associée à des cessations d’activité, à des regroupements et à des difficultés de reprise pour certaines petites structures.

Les données annuelles rendent ce recul concret. Les fermetures d’officines représentent généralement 200 à 300 cas par an, et les publications professionnelles signalent 260 fermetures en 2024. Dans le même temps, la profession change de structure. La moyenne atteint 2,7 pharmaciens par officine en 2024, signe d’équipes plus organisées autour de points de vente parfois plus grands. Pour aller plus loin, deux repères permettent de mesurer la rupture récente.

Le passage sous le seuil des 20 000 officines en métropole

La France métropolitaine est passée sous le seuil des 20 000 officines en 2023. Les chiffres disponibles indiquent 19 887 pharmacies cette année-là, puis 19 627 en 2024. La baisse atteint donc environ 1,3 % sur un an. Ce seuil a une portée symbolique forte, car il marque la fin d’un maillage métropolitain supérieur à 20 000 établissements.

Ce recul n’implique pas une disparition uniforme. Certaines communes perdent leur dernière officine, tandis que d’autres zones conservent l’offre grâce à des regroupements ou à des transferts d’autorisation. L’évolution dépend aussi des conditions économiques locales et de la capacité à attirer des repreneurs. Pour aller plus loin, la décennie écoulée donne une image plus complète de la contraction du réseau.

La baisse du réseau officinal sur 10 ans en chiffres

Sur dix ans, la baisse approche 10 % selon plusieurs sources professionnelles. Ce pourcentage résume une érosion progressive, plus qu’un choc ponctuel. Le recul touche surtout le nombre d’établissements, alors que le nombre total de pharmaciens suit une trajectoire plus nuancée. La DREES observe une baisse des effectifs jusqu’au début 2023, puis une reprise récente vers le niveau de 2012 au 1er janvier 2025.

Le réseau change donc moins par manque absolu de pharmaciens que par recomposition des formes d’exercice. La part des salariés est passée de 56 % en 2012 à 63 % en 2025, tandis que la part des libéraux recule à 49 %. Le développement de l’intérim, avec 4 018 intérimaires en 2024, participe aussi à cette transformation. Pour aller plus loin, la carte territoriale montre où ces mouvements pèsent le plus.

Repères utiles sur le réseau officinal
🏥

Officines en France
Total national 2024

20 242

📍

Métropole
Niveau observé en 2024

19 627

📉

Fermetures annuelles
Rythme souvent observé

200 à 300

👩‍⚕️

Pharmaciens par officine
Moyenne nationale 2024

2,7

Répartition géographique des pharmacies en France

La répartition des officines reste d’abord encadrée par la démographie locale. L’implantation dépend de l’autorisation de l’ARS et de seuils réglementaires liés à la population. Ce cadre vise à maintenir un accès de proximité, tout en évitant une concentration excessive dans certains secteurs déjà bien couverts. Il existe donc une dimension nationale, mais surtout un maillage très local.

Les données nationales montrent aussi une densité moyenne historique de 32,4 officines pour 100 000 habitants au 1er janvier 2019. D’autres publications plus récentes utilisent un arrondi autour de 30 pour 100 000 habitants, ce qui traduit un léger recul du maillage. La baisse ne veut pas dire absence de service partout, mais elle indique une accessibilité moins homogène selon les territoires. Pour aller plus loin, deux angles permettent de lire cette géographie.

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Nombre d’officines par région et par département

Le détail par région et par département évolue chaque année, au gré des fermetures, des regroupements et des transferts. Les écarts reflètent la population, l’âge moyen local, l’organisation urbaine et la densité médicale. Les grandes régions urbaines concentrent mécaniquement plus d’officines en valeur absolue. À l’inverse, certains départements peu denses disposent de moins d’établissements, parfois avec des distances plus longues entre communes desservies.

Un exemple cité dans le débat parlementaire illustre bien cette diversité. En Lorraine, le réseau compte 248 officines, soit une baisse de 7,3 % sur dix ans, avec 2 953 habitants par officine. Ce ratio reste compatible avec le cadre réglementaire, mais il signale une tension croissante dans certains secteurs. Pour aller plus loin, le ratio rapporté à la population donne une mesure plus comparable d’un territoire à l’autre.

Combien de pharmacies pour 100 000 habitants ?

Le repère le plus souvent cité reste la densité pour 100 000 habitants. La moyenne était de 32,4 officines au 1er janvier 2019. Des estimations plus récentes évoquent environ 30 pharmacies pour 100 000 habitants. Ce recul reste cohérent avec la baisse du nombre total d’officines observée depuis plusieurs années.

Ce ratio doit toutefois être lu avec prudence. Deux territoires ayant une densité identique peuvent offrir une accessibilité très différente selon la distance, la présence de médecins, les transports ou les gardes. Les données publiques rappellent aussi que 11,6 % des Français vivent dans un désert médical, et qu’environ 10 millions de personnes résident dans une zone où la qualité des soins est inférieure à la moyenne nationale. Pour aller plus loin, les fermetures localisées expliquent une partie de cet écart entre densité moyenne et expérience réelle du terrain.

Dans quelles zones observe t on le plus de fermetures d’officines ?

Les fermetures se concentrent surtout dans les zones rurales et dans certaines petites communes où l’activité devient plus difficile à maintenir. Les publications professionnelles décrivent des fermetures dites « sèches », c’est-à-dire sans reprise immédiate sur place. Cette situation réduit directement l’offre de proximité pour les habitants, surtout quand aucun autre point de dispensation n’existe à courte distance.

À l’inverse, les grandes agglomérations observent plus souvent des regroupements. Plusieurs officines peuvent fusionner ou se rapprocher afin de consolider leur activité, mutualiser les charges et renforcer les équipes. Le mouvement ne supprime pas toujours totalement l’offre, mais il la redistribue dans l’espace urbain. Pour aller plus loin, la distinction entre fermetures rurales et concentration urbaine éclaire les mécanismes en jeu.

Fermetures en zones rurales et regroupements dans les grandes agglomérations

Les zones rurales cumulent plusieurs fragilités. La clientèle y est plus dispersée, le renouvellement des titulaires peut être plus difficile, et la valeur de cession des petites officines baisse fortement. Pour les pharmacies réalisant moins de 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires, le prix de cession peut tomber jusqu’à 54 % du chiffre d’affaires. Cette décote ne garantit pas pour autant la présence d’un repreneur.

Dans les grandes villes, la logique diffère. Les regroupements permettent de maintenir une activité, avec des structures plus grandes et souvent plus salariales. Le chiffre d’affaires moyen d’une officine atteint 2,51 millions d’euros en 2024, mais cette moyenne masque de fortes disparités entre centre urbain et commune peu dense. Le résultat n’est donc pas une simple baisse uniforme du réseau, mais une recomposition territoriale du service pharmaceutique. Pour aller plus loin, les causes structurelles de cette baisse régionale méritent un examen séparé.

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Pourquoi le nombre de pharmacies diminue t il dans certaines régions ?

Plusieurs facteurs se combinent. Le premier tient à l’économie des petites officines, qui supportent plus difficilement la hausse des charges, les difficultés de recrutement et la concurrence indirecte entre bassins de vie. Le deuxième relève de la démographie professionnelle. Les titulaires affichent un âge moyen proche de 49,1 ans en 2024, et 1 550 titulaires ont plus de 66 ans. Dans certains territoires, la transmission devient donc un point critique.

Le troisième facteur concerne la transformation du métier. Le salariat progresse, l’intérim se développe et l’exercice libéral recule. Cette évolution n’empêche pas le maintien global du nombre de pharmaciens, mais elle peut réduire l’appétence pour la reprise d’une officine isolée. Les données montrent aussi une reprise partielle de l’attractivité des études, avec des places vacantes en deuxième année passées à 293 en 2024, contre environ 1 000 en 2022 selon certaines séries. Le problème central ne porte donc pas seulement sur le nombre de diplômés, mais sur leur répartition et leurs choix d’exercice. Pour aller plus loin, les erreurs d’interprétation les plus fréquentes méritent d’être évitées.


Pièges fréquents dans la lecture des chiffres
  1. 1
    Confondre officines et pharmaciens. Le nombre de professionnels inscrits ne correspond pas au nombre d’établissements ouverts au public
  2. 2
    Mélanger métropole et France entière. Un total national inclut l’outre mer, alors qu’un chiffre métropolitain peut être inférieur de plusieurs centaines d’unités
  3. 3
    Comparer des dates différentes. Une donnée au 1er janvier et une estimation publiée en milieu d’année ne mesurent pas exactement le même état du réseau
  4. 4
    Déduire l’accès réel aux soins d’une seule moyenne nationale. Le ratio pour 100 000 habitants ne suffit pas à décrire les distances ou la situation locale
📊
Bilan sur les pharmacies en France
Les chiffres utiles à retenir rapidement

20 242
OFFICINES EN 2024

260
FERMETURES EN 2024

Le niveau actuel du réseau dépend surtout de la date de comptage, du périmètre métropole ou outre mer et de la distinction entre officines et pharmaciens en activité.

Pour une lecture fiable, il faut privilégier un chiffre daté, préciser la source et vérifier si le total porte sur les établissements ou sur les professionnels.

📍 19 627 en métropole
🏝️ 615 outre mer
📉 baisse proche de 10 % sur 10 ans

Le chiffre le plus solide pour répondre à la question reste donc 20 242 pharmacies en 2024, avec une base métropolitaine de 19 627 officines. La valeur ajoutée vient surtout de l’interprétation : la baisse du réseau ne traduit pas seulement des fermetures, elle révèle aussi une recomposition territoriale et statutaire de l’exercice pharmaceutique.